Di dou dou di dou da di dou dou...
Oyez, oyez, bonnes gens,
quel beau jour vraiment...
Je me nomme Averell le ménestrel et je vais vous conter gaiement, une histoire dont vous vous souviendrez fort longtemps...
Elle débute par sa fin, en ce dimanche
1er mai 2022, où
Manu le déchu, emprunte dans un carrosse doré, la route de
L'Oubli, accompagné de son fidèle sinistre, surnommé dans l'intimité "Snake le steak à lunettes", hommage de son proche entourage, eu égard au cerveau béotien, dont malheureusement il fait usage avec outrage.
C'est ainsi que ce couple chagrin, traversait le majestueux Domaine Royal de Chambord, afin de faire une dernière apparition théâtrale, devant un peuple méprisé pendant cinq maudites années.
Ultime réjouissance de fin de règne, où toutes les télés du Monde sont invitées, dont le tsar, le mandarin, Biden, l'empereur du Japon et sa gracieuse Majesté...
On y célèbre l'entre-deux-tours, sous la forme d'un grand et chevaleresque
tournoi, avant que de voter le dimanche d'après, pour acclamer le retour d'un futur Roi.
Capricieuse folle amour que cette campagne présidentielle, elle en a surpris plus d'un au détour, démentant tous les sondages, elle a propulsé deux candidats jusque là inconnus, avec chacun un tiers des voix!
Heureux et salutaire Sauvetage d'une scène française en pleine débâcle, depuis les pitoyables césars 2021, l'idée d'un Grand Tournoi des Nations s'est imposée, le vainqueur en sera chevalier héraut de la future Reine des Neiges, s'asseyant sur un Trône de Fleurs, pour le temps conté d'une année.
Et pour ce faire, elle devra triompher au grand bal de ce soir, clôturant les festivités par une compétition dansante, où s'affronteront également, robes, coiffes, bijoux et souliers, des plus grands faiseurs d'Art que le Monde puisse compter.
La
Cendrillon victorieuse étant récompensée, non pas par une couronne, mais par douze paires de souliers de cristal, qu'elle se devra de porter d'un pied léger rythmant les quatre saisons durant lesquelles elle est mandatée.
Bien évidemment, Covid, toujours sévissant, tout le monde est masqué, le bal aussi et la mixité sociale est totale!
Agrès protecteur, pourvoyeur d'une grande bénédiction pour les promo-enchanteurs de l'évènement, tant la populace se demande, à quoi vont bien ressembler les deux élus de la soirée?
On parie gros sur internet, qui rediffuse la fête en direct...
Car à minuit, c'est obligé, on tombe le masque et, sainte laïcité ressuscitée, on dévoile sa face!
Et c'est bien là, le principal sujet animant toute conversation...
Des parieurs, lesquels deviendront peaux d'ânes et les autres feux de dragons, cracheurs de doublons?
Le champion aura-t-il une tronche de Freddy Krueger et la belle, une face de princesse Shrek, mode, style, "j'ai des lèvres en pneus de mobylette et un string qui pète sous mes affriolantes dentelles, chaque fois que je suis en goguette?
Le bon peuple s'en lèche les babines et parie à hue et dia, sur qui aura la plus moche ou la meilleure bobine...
Nouvelle obsession sociétale, avec son pendant social, les fausses stars qui se la pétaient sont éclipsés, balayés sous les tapis de leur médiocrité.
Intermittents qui n'en sont plus du tout et peuvent enfin laisser les ânesses vivre leur vie tranquillement, sans leur tanner le cuir, pour se produire dans une parodie horrifique, qui de pets foireux en vaseline Bécassine, mènent tout droit à s'asseoir sur un trône de néphrétique chronique, d'où toute senteur de rose a été férocement prohibée, par des promoteurs de lendemains chagrins planifiés...
Perfides lames d'hier qui se sont noyés dans les criques de leur mare d'austères, en se prenant un blitz beaucoup plus dévastateur que leurs langues de vipères...
Car aujourd'hui, le suspens est tellement phénoménal, que même les tabloïds anglais en ont oublié Harry et Meghan, tandis que les paparazzis ne font plus que shooter cavaliers et montures, dont ces japonais, non adeptes de la joute, qui subjuguent de leur élégant "Yabusame", compétition de tir à l'arc à cheval où la foule clame son admiration pour les samouraïs...
Plus loin, sous les tentes, claquent chaudrons et casseroles, où les gigots dansent la farandole, marteaux et burins, un pour chaque main, rivalisent avec le pétrin... La joute déborde aux sons des lances brisées et tous s'affrontent pour être premier, exhibant leur art à qui veut bien l'acheter, dans une foire des terroirs, venus de moult contrées.
Inspirée de celles qui se déroulaient jadis en Champagne, deux gardes-foires ont été nommé pour l'administrer. L'un pour le commerce et l'autre pour la sécurité, tant le mélange des genres, n'est plus d'actualité. D'ailleurs, les acteurs, s'y réécrivent même en ancien français, afin de célébrer la renaissance tant désirée et l'on a remis des croix et des bâtonnets, afin de numéroter à nouveau comme il se doit, les dynastes du Passé...
En vérité, c'est toute une industrie
magique qui s'est invitée, produits et dérivés, cartes postales, stylos et porte-clés, il y en a pour toutes les bourses, tous les goûts et même des
éventails canailles, derrière lesquels, tour à tour, se cachent et se dévoilent, regards coquins et clins d'œil décochés à la dérobé, finissant dans des buissons agités. Guise d'adieux aux
tracas d'hier, que
brettent de nouveaux mousquetaires
salutaires.
Jeux vidéos, séries télévisées, romans, BD, tous en gestation pour le prochain hiver, oui, même dans la magique dimension, il faut toujours neuf mois pour accoucher...
Salvateur projet ayant sauvé plus d'une âme du désespoir, dans une France qui n'en finissait pas d'être paupérisée, pulvérisée par des marcheurs pas cool, VRP de bas de soie mités, dont personne ne voulait.
Mais ce n'est pas leur
Néron qui a allumé l'incendie, car depuis cinquante ans, tous ces politicards d'étendards interchangeables, ont alimenté les flammes de leurs boulimiques incuries, au point de totalement écrouler le pays!
Et tandis que le shérif de ce nouveau Nottingham, âme damnée s'étant vendue et reniée, violait en toute impunité les règles de la morale des honnêtes citoyens, un espoir surgit, porté par des alizés provenant de nos sommets alpins...
En effet, c'est le 1er avril 2021, à 18h 06mn et 44s, très précisément, que le leader de L'Ordre Secret des Chevaliers Lapin-Garous, a lancé son appel sur le web et dont l'Histoire aura retenu ces magnifiques mots...
-"Françaises, français! Nos Domaines outragés! Nos Domaines brisés! Nos Domaines martyrisés! Mais bientôt, nos domaines libérés! Délivrés!
Aussi Ô peuple des Gaules, je te le prédis, régnant sur les fleurs et les neiges, une Reine élue, deviendra symbole de la France Éternelle!"Le discours fit certes très forte impression, mais c'est surtout le look du quidam qui questionna en créant l'embarras...
Sans vous en dire plus pour le moment, revenons à quelques sept lieux de là, dans ce qui est le plus grand Domaine forestier de France, là où sorcières et saltimbanques, ont la verrue coquette et où le suzerain félon, va se manger du cul-botté, tel que son orgueil hypertrophié, n'aurait jamais pu l'imaginer...
Roi de mauvais aloi, à la mauvaise mine et assurément à l'haleine fétide, qui en plus a le mauvais œil, cheminait dans sa cariole, en suçant son pouce et en criant maman, Dame Brigit étant indisposée du fait de sa vingt-quatrième vaccination à l'Astro-Zorglubine (on n'est jamais trop prudent), son époux esseulé, était donc en train de se faire consoler par Snake le Steak, appelé également " Double S" par les suppôts de son 1er cercle, quand soudain, un hurlement retentissant...
"Bohémiennes-neuuuuu!"
Cri stridant brisant l'harmonie d'un
Woodie Hood-Piqueur, qui ayant trouvé son bonheur sur un arbre mort, s'adonnait aux sons du "Tam-Tam" en rappant le bois avec ardeur, pour en faire des Si, Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, tout de copeaux...
Dérangé par ce brouhaha, l'oiseau agacé s'envola en poussant un tonitruant "zyyyvaaaa" digne d'une diva, à qui une pie taquine, aurait subtilisé ses bijoux, tandis qu'inquiet, le déchu questionna. - "Mais que se passe-t-il donc, Ô beau capitaine de ma si gentille, bien que trop petite garde-trotte prétorienne?", s'adressant ainsi au comte Ben-Yamin-Lala de Toutésidou-sur-Bécasse, officier de police montée, chargé de sa protection très rapprochée.
-
"Deux bohémiennes et un gros faux ours en vraie peluche, qui tient un hérisson dans sa main, obstruent la route de façon ostensiblement péremptoire, Man... Majesté!", répondit ce dernier.
Manu - "Ola femmes! Ne voyez-vous pas que vous entravez la bonne marche de la France en osant promener vos fessiers pustulés sur les chemins élyséens de ma grandiose destinée?"
La première bohémienne - "Moi Esmeralda, réfugiée Roumanie, si toi donner argent, moi prédire toi, moi voir impérial futur avec boule de cristal, Napoléon tout petit minuscule à coté, toi vouloir essayer?"
Manu -
"Et pourquoi pas après tout, les rustres peuvent attendre que mon bon plaisir soit rassasié et puis, saperlipopette, de vraies réfugiées, c'est bien la première fois que j'en vois, dans quelle partie de l'Afrique se situe votre pays?"- et sans lui laisser le temps de répondre -
"Mais Montez! Montez donc, nous distraire de vos amusants persiflages, en revanche, le faux ours reste dehors, d'ailleurs, pourquoi est-il habillé comme cela celui-là?"
La bohémienne - "Lui mordu tout petit par vrai ours, lui traumatisé, lui toujours s'habiller comme ça."
Manu - "Ha... Tiens donc, je ne savais pas qu'il y avait des ours sur le continent africain, comme quoi, on en apprend même des gens de rien."
- "Mais sir!" s'écrit le comte Ben Lala...
- "Votre sécurité!"
Manu -
"Allons, allons, preux chevalier de ma garde si bellement montée, elles ne vont pas nous violer, l'inverse non plus, le shérif étant déjà au château, point de mauvais coup à tomber en démêlés férir avec nos magistrats aux ordres, sois tranquille et laisse-nous nous divertir."- puis, l'affreux couronné s'adressant à nouveau à la première, maintenant assise dans le carrosse -
- "Ho, mais quels drôles de masques portez-vous-là?"
La bohémienne - "Oui, souvenir du pays, masques gothiques, style Dracula, à la mode là-bas."
Manu -
"Hoho, que c'est drôle, hihi... Hilarant même, mais, mais, que m'arrive-t-il, pouf pouf, me voila pris d'un fou rire, haha, toi aussi le Snake, huhu, tu as le zygomatique tout dilaté, houhou, cela ne t'arrive jamais!"Le Snake - Ho oui! C'est incroyable, l'effet que font ces deux femelles, haha, la dernière fois que j'ai rigolé comme ça, c'est le jour où je me suis fait vacciner, effet secondaire, hou hou, j'en ai pincé les tétons de l'infirmière, hihi, haha, hoho, il faut que je sorte vidanger, ou je vais tout tacheter mon kangourou de slip français, ha ha..."
Et là, le snake se lève, ouvre la portière, glisse, chute, hurle, se fracasse et va rejoindre directement la tribu des sans dents, sans passer par la case allocations et y glaner quelques ronds...
En parallèle, bien que juste avant cette dégringolade, le comte Ben Lala s'approchant du faux ours, lui tint ce language...
Ben Lala - "
Hé! Bonjour Monsieur L'Ours, pourquoi cette seconde peau qui te fait tout gros, n'as-tu point trop chaud?"- "Et Pourquoi ce hérisson dans ta main, c'est pour mieux te gratter la couenne aux détours du chemin?"
- "A le presser comme ça sur ta bedaine, tu vas te poinçonner le costume et y faire des trous de partout..."
- ce que justement l'ours faisait depuis le début -
Ben Lala - "Ho! Réponds-moi maraud, ou je t'enchaîne à un arbre et je glisse l'animal dans ta culotte, à coup-sûr, tu vas nous battre la breloque et, tiens? Il semblerait que tu fondes, mais... Que t'arrive-t-il donc?"
Le comte ne put continuer d'émettre ses interrogations plus longtemps, tant d'un coup, les chevaux se mirent à hennir frénétiquement, se cabrant à désarçonner leur cavalier, pour ensuite se rouler au sol, tandis que les hommes furent pris d'un fou rire généralisé, qui ne dura que quelques secondes, pour s'écrouler juste après, comme si ils étaient tous terrassés par une main invisible...
Stupéfiant spectacle que tous ces quatre fers retournés, soldatesque la croupe en l'air, le nez dans le purin, car, surement par acte réflexe, de concert, les chevaux avaient tous déféqué avec rudesse, juste avant que de collapser...
- "C'est OK pour moi!", dit l'ours.
- "Viens nous aider!", lui répond la bohémienne avec une voix d'homme.
- "Allez, on se grouille, faudrait voir à ne pas se faire surprendre avant le tunnel, en plus, qu'il est lourd l'animal, on aurait dû prévoir une civière..."
- "T'inquiète frérot, tout c'est déroulé comme prévu.", lui lance la deuxième bohémienne d'une autre voix d'homme...
- "C'est vrai que c'est vachement efficace, même pour le nombre, j'avais un gros doute.", termine la première, en rajoutant... - "Les frères! Un pour tous et tous pétés de tunes, marchons sur le chemin de notre future gloire universelle!"
Et sur ce, la petite troupe s'enfonce dans le bois, portant le chef d'État plus vraiment en état, tandis que non loin de là, caché derrière un gros arbre, par discrétion et pour satisfaire lui aussi un soudain gros besoin, l'inspecteur Gag-Jet, pleure de rage sur son
portable...
- "Rhaaa, pas de connexion, putain de zone blanche...", marmonne-t-il dans sa barbe...